. .
ء ѡ l'Adhsion au Forum ne signifie pas seulement le registrement, mais plutt contribuer l'enrichissement et le dveloppement
 
 


 
Rechercher
» 
11/12/2012, 13:39  Zakaria El Youssfi

» 
26/11/2012, 12:19  boussik

»  ( 2 )
30/8/2012, 08:25  

»  :
11/12/2011, 11:48  gandal

» 
2/8/2011, 05:08  

» 
8/1/2011, 07:16  abdelillah haimani

» 
7/1/2011, 14:15  

» 
9/12/2010, 07:42  soukaina el aalaoui

»  :
14/10/2010, 02:49  souihi

» Rsum de la nouvelle raliste "La Ficelle"
22/9/2010, 02:51  touzani63

» 
25/4/2010, 13:25  

» conseil
27/3/2010, 17:22  hassan

» resume de le derniere jour d'un coname'
27/3/2010, 17:19  hassan

» resume de antigone
27/3/2010, 17:16  hassan

» resume de la boite a merveilles
27/3/2010, 17:14  hassan

:
:
:: 

 | 
 

 Les gnrations :litterature maghrbine de langue franaise

         
89khaldoun
Modrateur
Modrateur
avatar

: 195
: 63
: 06/05/2007

: Les gnrations :litterature maghrbine de langue franaise   3/12/2007, 09:10

Les gnrations littraires

Avant 1945
C'est en Algrie que la premire gnration se manifeste travers des essais et des romans thse. Si M'Hamed Ben Rahal aurait crit, en 1891, la premire nouvelle en langue franaise. Le premier roman, en 1920, est de Ben Si Ahmed Bencherf (1879-1921) et s'intitule Ahmed Ben Mostapha, Goumier. Il faut aussi citer les noms de Abedelkader Hadj Hamou (1891-1953), Chukri Khodja (1891-1967), Mohammed Ould Cheikh (1905-1938), Aly El Hammamy (1902-1949), Rabah Zenati (1877-1952), Djamila Debche (ne en 1926) et Marie-Louise-Taos Amrouche (1913-1976). Jean Amrouche (1906-1962) se dtache sans conteste et donne la littrature algrienne et maghrbine de langue franaise ses premiers pomes nourris de spiritualit et de recherche des repres identitaires. On ne trouve pas l'quivalent de cette gnration en Tunisie, devenue protectorat franais par le trait du Bardo en 1881 et par la convention de La Marsa en 1883, ni au Maroc, devenu protectorat franais en 1912. Ces deux pays recouvrant leur indpendance en mars 1956, leur histoire coloniale est beaucoup plus brve que celle de l'Algrie.

Aprs 1945

En Kabylie, trois crivains inscrivent leur rgion au cur d'une nation natre et d'un pays en souffrance ; Malek Ouary, mais surtout Mouloud Feraoun (1913-1962 ; Le Fils du pauvre, Les Chemins qui montent, Journal) et Mouloud Mammeri (1917-1989 ; La Colline oublie, Le Sommeil du juste).

A l'Ouest, Mohammed Dib (n en 1920) fait vivre avec ralisme des personnages du petit peuple des villes et des campagnes dans sa trilogie, Algrie. Conjointement, son texte est habit par un verbe potique o lyrisme et inspiration ancestrale s'unissent dans un rve d'avenir : L'Incendie (publi pendant l't de 1954) est une mtaphore prmonitoire.

Malek Haddad (1927-1978) et Kateb Yacine (1929-1989), l'Est du pays, achvent de donner toute sa dimension spatiale au roman algrien. Nedjma, roman o la qute du pass, l'amour et le mythe de l'origine favorisent, par une criture nouvelle, la recherche d'un Maghreb qui doit surgir des chaos de l'histoire. Assia Djebar (ne en 1936), enfin, entame son itinraire de cration par un rcit trs controvers avec La Soif.

Sensiblement la mme priode, Albert Memmi (n en 1920) inaugure l'expression littraire tunisienne en langue franaise par son roman autobiographique, La Statue de sel, et son essai, Portrait du colonis. Au Maroc, Ahmed Sefrioui publie Le Chapelet d'ambre (1949). Mais c'est Driss Chrabi (n en 1926) qui s'impose avec clat avec son autobiographie iconoclaste, Le Pass simple (1954), o il enfreint l'obligation de rserve tacite sur les tares de la socit colonise.

Tous ces auteurs qui sont reconnus aujourd'hui comme les classiques maghrbins partagent deux proccupations et les ont traduites, diffremment, dans leurs fictions : la description sensible de communauts mconnues ou mises l'cart ; l'affirmation d'une humanit autre avec laquelle le colon doit dsormais compter. Quant aux uvres adaptes du patrimoine traditionnel, elles rpondent ce mme souci d'affirmer une existence culturelle sans lien avec la domination (pour l'Algrie, Saadeddine Bencheneb, 1907-1968, Mostefa Lacheraf, n en 1917, Mouloud Feraoun et Mouloud Mammeri ; pour le Maroc, Ahmed Sefrioui, Elisa Chimenti ; et, pour la Tunisie, Mahmoud Aslan).

Aprs 1962

Les indpendances, dont on pensait qu'elles mettraient un terme l'expression littraire en langue franaise, la voient au contraire non seulement perdurer et s'enrichir en Algrie, mais se dployer au Maroc et en Tunisie. En Algrie, la guerre de libration a fait exploser des expressions potiques multiples dont la plupart s'effacent, la paix revenue. Les potes poursuivent leur aventure solitaire en tentant le partage avec ces "citoyens de beaut" que Jean Snac (1926-1973) veut imposer au rel par la force de ses mots. Par ses uvres (Le Soleil sous les armes, Matinale de mon peuple, avant-corps...) et son action, il reste le soleil tenace de la posie algrienne, jusqu' son assassinat en aot 1973 et au-del. Il entrane dans son sillage un pote comme Djamal Amrani, et de plus jeunes potes comme Youcef Sebti (1943, assassin en 1993), Rachid Boudjedra, Hamid Tibouchi, Abdelhamid Laghouati, Tahar Djaout (1954, assassin en 1993), et tant d'autres. Malgr rpression et incarcration, Bachir Hadj Ali (1920-1989) publie une uvre potique attentive aux diffrentes langues et cultures. Dans l'exil o ils ont choisi de vivre, Mohammed Dib et Jamel Eddine Bencheikh (n en 1930) crivent. Le premier publie avec rgularit romans, nouvelles, pices de thtre, pomes, surprenant le lecteur par la diversit et la richesse de ses crations (dont Le Sommeil d'Eve en 1989 et Le Dsert sans dtour en 1993). Le second dite assez tardivement des pomes engrangs depuis 1956 puis, coup sur coup, plusieurs recueils (dont Transparence vif en 1990 et Alchimiques en 1991). Ici, le pome occupe tout l'espace de la cration, la parole potique tant la seule mme de dlivrer des sens qu'un jour nos mmoires d'avenir pourront revisiter et traduire. La posie resterait-elle l'expression majeure de l'exil ?

Le thtre que Kateb Yacine a crit avant 1962 devient son ple principal de cration en arabe dialectal. Parmi les essayistes de la guerre - dont l'Algrien d'adoption, Frantz Fanon (1925-1961)- demeure Mostefa Lacheraf, qui poursuit ses analyses exigeantes du rel. Mouloud Mammeri, prsent intervalles espacs dans l'dition littraire (La Traverse du dsert, 1982), se consacre des recherches linguistiques et anthropologiques sur la culture berbre. Malek Haddad se tait. Assia Djebar publie plusieurs romans majeurs. D'autres s'exilent. Le climat de dbat violent et passionn autour de la question de la langue et de la culture ne facilite pas l'panouissement des talents.

Nanmoins, de nouveaux crivains viennent enrichir ce courant littraire et forment aujourd'hui sa troisime et mme sa quatrime gnration. Citons dans l'ordre de publication de leurs premires uvres, Mourad Bourboune (1938 ; Le Muezzin, 1968), Rachid Boudjedra (1941) qui entre avec fracas et scandale dans le monde des lettres avec La Rpudiation en 1969, Nabile Fars (1940 ; Yahia, pas de chance, 1970), Habib Tengour (1947 ; premier rcit en 1978), Yamina Mechakra (1945) dont La Grotte clate est une des uvres potiques majeures sur la guerre de libration, Tahar Djaout (1954-1993 ; L'Expropri, 1981) et ses romans corrosifs et dnonciateurs (Les Chercheurs d'or et Les Vigiles), Rabah Belamri (1946-1995) et son dernier roman Femmes sans visage (1992), Malika Mokeddem (ne en 1951), qui vient de publier son troisime roman, L'Interdite (1993), enfin Nina Bouraoui (ne en 1968), dont la naissance littraire a t trs remarque, avec La Voyeuse interdite (1991). Autour de ces noms prestigieux ou en voie de conscration, gravitent, en Algrie et en France, d'autres noms d'crivains dont la position est plus excentre, comme c'est le cas de Nadia Ghalem qui dite au Canada, ou celui de Lela Sebbar (ne en 1940) qui, de Fatima, ou Les Algriennes au square (1981) son dernier rcit, Le Silence des rives (1993), occupe une place tout fait particulire au cur d'un triangle qui relie littrature franaise, littrature algrienne et littrature migrante. Le thtre, parent pauvre, est marqu par Fatima Gallaire.

Tous ces crivains se sont imposs d'emble par une uvre forte (c'est le cas de Rachid Boudjedra, par exemple, et de Yamina Mechakra) ou progressivement, en passant de rcits assez proches du souvenir d'enfance des fictions majeures (c'est le cas de Rabah Belamri ou de Malika Mokeddem). Leurs regards sur le rel, dcapants et incisifs, leur pouvoir de suggestion et de transposition sont la preuve jamais dmentie du pouvoir de lucidit qui caractrise la littrature, annonciatrice des maux qui guettent une socit obsde par son dsir de recentrement sur une authenticit mythique et monolithique, la conduisant l'expulsion de toute marque d'tranget. C'est dire que cette littrature est un enjeu essentiel o se jouent son existence et sa reconnaissance jamais stabilise depuis son mergence.

Au Maroc, la littrature de langue franaise n'offre pas du tout le mme visage : elle est plutt le fait, comme en Tunisie, de crateurs isols qui ont choisi de s'exprimer dans cette langue, dans une position assez comparable celle d'Adamov, de Ionesco ou d'Elsa Triolet. Ahmed Sefrioui continue crire et Driss Chrabi reprsente le plus connu de ces crivains avec, son actif, une quinzaine de romans d'une grande diversit. L'intrusion de Mohammed Khair-Eddine, l'criture agressive et provocatrice (Agadir, 1967 ou bien Lgende et vie d'Agoun Chich, 1984), et la parution de la revue Souffles dont il est le fondateur mettent brusquement les crivains marocains, autour des annes 1970, aux premiers rangs de la littrature maghrbine. Abdellatif Labi, qui publie en 1969 L'il et la nuit, et plus rcemment Les Rides du lion (1989), emprisonn puis libr, tente de rendre dans son criture un peu de la violence du monde carcral et devient le chef de file d'une narration potique de l'engagement et du refus. Tahar Ben Jelloun, qui possde une notorit dsormais tablie, publie en 1973 son premier rcit, Harrouda. et obtient le prix Goncourt pour La Nuit sacre, en 1987. Comme Chrabi ou Khatibi, certains de ses rcits dplacent les personnages vers d'autres espaces que le Maghreb. Abdelkebir Khatibi innovait en 1971 dans l'autobiographie en publiant La Mmoire tatoue. Plus proche de l'criture de l'essai que de celle de la fiction, il a nanmoins fait paratre, en 1990, Un t Stockholm. Enfin, plus rcemment, Abdelhak Serhane (Messaouda, 1983) donnait un souffle nouveau au roman marocain. Du ct des femmes, on ne peut noter d'uvres marquantes en langue franaise.

Le cas de la Tunisie est encore diffrent. En 1975, un Tunisien, Mustapha Tlili, fait paratre un roman, La Rage aux tripes. En 1979, le public commence se familiariser avec l'criture sophistique d'AbdeIwahab Meddeb qui publie Talismano, et dfinit sa position comme celle de l'"entre-deux", irrcuprable tant par le "nationalisme" que le "fondamentalisme".

Dans la mme priode, des potes - qui continuent publier- ditent leurs premiers recueils : Hedi Bouraoui ds 1966, Salah Garmadi et Moncef Ghachem en 1970, Majid El Houssi en 1972, Sophie El Goulli en 1973, Chems Nadir (pseudonyme de M. Aziza) en 1978. Avec des crivains plus nombreux, la littrature tunisienne se fait alors une place dans le champ maghrbin de langue franaise : elle rejoint les proccupations des autres auteurs avec une rflexion et des ralisations originales dans la recherche d'un syncrtisme ou d'un ajustement entre les deux cultures et les deux langues, sans doute parce que le bilinguisme franais-arabe y est mieux vcu parce que mieux matris.

Il nous faut noter la cration tout fait originale, dans le conte et le rcit filmique de Nacer Khemir (dont on connat L'Ogresse en 1978) qui, entre rve et histoire, et par la magie du verbe, parvient donner existence un pays jamais advenu. D'autres crivains viennent encore enrichir cette littrature tunisienne, tels Tahar Bekri ou Amina Sad, auteurs de plusieurs recueils de pomes. Hl Bji, dj connue pour un essai, publie un rcit autobiographique, L'il du jour (1985), et plus rcemment un roman. Fawzi Mellah (galement dramaturge, comme Hedi Bouraoui) fait paratre coup sur coup deux romans au rythme enlev (dont Le Conclave des pleureuses, 1987). Enfin, un trs beau roman, Chronique frontalire, de Emna Bel Haj Yahia (1991) voque l'inaccomplissement des vies fminines ; d'une parole en sourdine, plus corrosive que bien des cris.

Des crivains maghrbins d'origine juive ont choisi d'tre citoyens d'un des trois pays du Maghreb aprs l'indpendance et, au dbut des annes 1980, ont publi une premire uvre, suivie d'autres : le Marocain Amran El Maleh (Parcours immobile, 1980), le Tunisien Gilbert Naccache (Cristal, 1982), l'Algrienne Myriam Ben (Ainsi naquit un homme, 1982).





*
*
*
    
http://lyckhaldou.maktoobblog.com
 
Les gnrations :litterature maghrbine de langue franaise
          
1 1
 
-
» La littrature maghrbine
» LITTERATURE NEGRO-AFRICAINE
» Tamazight - La langue berbre
» franais LMD ..l'universit de djelfa
» alghaz 3la hsab 3a9lak

:
 ::  ::  :: 2 -